Rumi, Hommage Chorésophique & Poétique par Raji & friends le 17 décembre

À l’occasion de la date anniversaire de la mort de Rûmi, Raji Chorésophe nous invite à un hommage chorésophique à Mevlana, créateur des derviches tourneurs et poète.
L’hommage dansé sera suivi par des lectures de poèmes de Rûmi en français, persan, néerlandais, espagnol, anglais et italien par Evrahim Baran, Stéphanie Van Vyve, Sophie Buyse, Jean-Claude Crommelynck, Nadejda Peretti, Simona A. Petitto et David Giannoni.
Une collaboration Mudriam asbl & Maelström – Prix libre.
L’hommage se déroule au terme du Sensorium de Raji et Mudra « Variations sur un thème »
Lieu : Dojo Yamamo, rue Gustave Biot, 18 à 1030 Ixelles.
Quand : Dimanche 17 décembre de 15h à 18h
https://www.facebook.com/events/1947504352239523/?ti=cl

 

« Allons, aujourd’hui, j’irai ivre, Me faire d’un crâne une coupe et un calice J’erre aujourd’hui, ivre dans cette ville ; Je cherche un sage pour le rendre fou. Notre ivresse ne provient pas du vin vermeil, Et ce vin n’existe que dans la coupe de mon imagination. Tu es venu pour répandre mon vin ? Mais le vin dont je m’enivre est invisible. Quand je m’embrase du feu de mon essence Je voudrais t’oublier un instant. J’ai une âme qui enivre la raison, Viens dans ma coupe, je te boirai toi-même. O jour, lève-toi ! Des atomes dansent. Les âmes, éperdues d’extase, dansent. La voûte céleste, à cause de cet Etre, danse, A l’oreille je te dirai où l’entraîne cette danse. Nous avons appris à l’ami à boire le vin. Nous possédons le feu de l’amour qui brûle l’amour même. Depuis l’éternité le temps ne nous a pas vu dormir, Pendant toutes ces nuits que nous avons changé en jour. Je ne suis pas moi-même, tu n’es pas toi, tu n’es pas moi ; Et cependant, je suis moi, tu es toi et tu es moi. L’état où tu m’as mis est tel, ô idole de Khotan Que je ne sais si je suis toi, ou si tu es moi. J’étais un homme pieux, tu as fait de moi un chanteur Un pilier de cabaret toujours assoiffé de vin. J’étais assis gravement sur mon tapis de prière, Tu as fait de moi la risée des enfants du quartier. Nous le nommons tantôt le vin, et tantôt la coupe, Tantôt l’or, ou bien l’argent brut. Tantôt l’appât, tantôt le gibier, tantôt le piège. Mais pourquoi toutes ces métaphores ? Pourquoi ne pas dire son nom ? O âme du monde, j’ai perdu et l’âme et le monde, O ma lune, j’ai perdu et la terre et le ciel. Ne mets pas la coupe dans ma main, porte la à ma bouche, Car enivré de toi, j’ai perdu le chemin de ma bouche Tu n’es pas fait d’eau et de terre, Tu es hors de ce monde errant, ce monde d’eau et d’argile. Le corps est un ruisseau, l’âme l’eau de Jouvence qui y coule, Là où tu te trouves, tu ne te soucies ni de l’un, ni de l’autre. Je suis cette âme unique qui possède cent mille corps. Mais que faire ? J’ai la bouche scellée ! J’ai vu une multitude d’hommes qui tous n’étaient que moi-même : Mais entre tous, je n’ai pas vu celui-là même que je suis. « 

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